Sylv en pays Kanak

29 novembre 2007

Paris - Nouméa

Si on m'avait dit ça il y a quelques mois, je n'y aurais pas cru. Comme quoi tout est possible !

Ça m'a fait drôle la première fois que j'ai regardé mon plan de vol : je partais un mardi pour arriver un jeudi.
Oui, la Nouvelle-Calédonie, c'est loin... environ 20 000 km de la France et il y a un décalage horaire de +10h.


Pour ce qui a été de mon voyage :

Paris / Londres : British Airways 1h30 RAS

Londres : 1h d'attente

Au moment de rentrer dans l'avion, on me dit que l'écran du siège de devant ne fonctionne pas : SCANDALE !! J'explique au Monsieur que je ne souhaite pas passer 21h sans le petit écran... il revient quelques minutes plus tard pour me dire qu'il y a un autre siège dispo, mais que la table est cassée. Je lui demande "en gros, j'ai le choix entre regarder la TV ou manger ? mais, j'ai pourtant payé mon billet comme tout le monde ?! » J'insiste bien dans l'espoir qu'on m'envoie en business (on peut rêver !) Bon, une fois dans l'avion, j'ai changé 2 fois de place pour finir près d'un hublot : j'étais sauvée ! ça n'est pas la business mais je m'en suis bien sortie et mes voisins (un couple d'anglais venant visiter leur fille a Adélaïde - Australie), n'oint pas été chiants.

Londres / Singapour : British Airways 13h (quand même)

Singapour : 20 min d'arret, juste le temps de sentir que le climat est beaucoup trop humide

Singapour / Sydney : British Airways 8h (même avion et mêmes voisins que les 13h précédentes)

Sydney : 7h d'escale !
Il faut savoir qu'en Australie, ils sont aussi fous qu'aux Etats-Unis en matière d'immigration. 7h d'escale, si on n’a pas de Visa pour sortir, ça veut dire 7h dans l'aéroport (non fumeur) sans rien faire. Hum… ça ne va pas être possible ! Alors, je suis allée voir 2 mecs de la sécurité qui discutaient. L'un des deux, Georges, décide de m'emmener au service de l'immigration et comme George est de la Sécurité, on passe en Star System, c'est-à-dire en zappant les contrôles de sécurité bagage :) On m'explique ensuite que sans Visa, on ne peut pas me laisser sortir. On me demande surtout ce que je compte faire à Sydney pour seulement quelques heures. J'aurais bien fait de l'humour en expliquant qu'il ne fallait pas plus de temps que ça pour poser une bombe sous l'Opéra de Sydney mais j'avais vraiment envie de sortir, alors je l'ai joué sentimentale en expliquant que j'y avais vécu 6 mois et que je crevais d'envie d’errer sur Circular Quay et de reposer les yeux sur le Harbour Bridge et l'Opera House. Ça a marché.

P1010093

A Sydney, je suis allée voir mes anciens collègues du Sydney Visitor Centre qui m'ont reconnue. Rien n'a changé, même pas les uniformes, les pauvres...

La ville de Sydney est toujours aussi charmante. Les souvenirs en plus, ça m’a fait chaud au coeur d’y passer quelques heures ! De retour a l'aéroport, j'ai juste eu du mal a repassé le service de l'immigration puisque je n'avais pas de Visa... quelle histoire !

Sydney / Nouméa : Air Calin 2h30

J'arrive enfin à destination et mon hôte m'attend, il est 17h (heure locale) donc 7h du mat en France mais ça, on n'y pense plus. Le climat est plutôt agréable. C'est donc là que tout commence... :)

Posté par sylvenvoyage2 à 00:36 - Province Sud (hors Nouméa) - Commentaires [1] - Rétroliens [0]


02 décembre 2007

Nouméa : 36 heures d’arrêt !

La bonne blague quand je suis arrivée, c’est que Raph m’a appris avoir une formation « surprise » de 2 semaines aux Fidji à compter du samedi. Comme je n’étais plus à quelques heures d’avion près et que mon compte en banque me le permet encore, j’ai dit « Banco », je suis ! C’est ainsi que 24h après avoir poser les pieds à Nouméa, je me suis retrouvée chez Air Calin pour booker mon avion Nouméa/Nadi pour 8 du mat le lendemain…

Posté par sylvenvoyage2 à 00:37 - Province Sud (hors Nouméa) - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

03 décembre 2007

Bula Fiji ! (= Bonjour et bienvenu)

images Pour ce trip aux Fidji, l’équipe est composée de 5 personnes : 3 auditeurs dont Raph évidemment, Xavier (ex-belge) et Kelly (calédonienne depuis toujours). Et puis il y a Sabine (ex-parisienne), la copine de Xavier qui comme moi s’est greffée au voyage. Arrivés à l’aéroport de Nadi, il nous a fallu trouver un véhicule pour « traverser » l’île de Viti Levu (l’île principale des Fidji) afin de retrouver Suva, la capitale et accessoirement le lieu de la formation. Imaginez qu’à 5 adultes plus les bagages, on a loué un van. P1010216Copier A Nadi (prononcé « Nan-di »), 2 routes s’offrent à nous : la Queens Road qui va au Sud ou la Kings Road qui part au Nord. On a pris la route la plus praticable. Comprenez que par praticable, on entend bitumer en entier soit la Queens Road ! L’île est relativement petite (10 400 km2) : 146 km Est-Ouest, 106 km Nord-Sud. On a découvert une végétation luxuriante et traversé bon nombre de villages dont les maisons de tôle ne doivent pas facilement résister aux cyclones. Il nous a fallu 4 heures environ pour arriver à notre hôtel, non loin du centre ville de Suva. Sympa l'hôtel ;) P1020078Copier

Posté par sylvenvoyage2 à 07:17 - Hors Nouvelle Calédonie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

07 décembre 2007

Fidji : le pays

fiji_map Les îles Fidji ont été découvertes plus ou moins en même temps que l’Australie par les Anglais. Au 19ème siècle, quelques échanges commerciaux se sont établis entre les marins européens et les Fidjiens. Lorsque les Anglais ont décidé de coloniser les îles, ils ont voulu commencer par prôner le christianisme et tenter de convaincre les autochtones de cesser la pratique du cannibalisme… Un des premier a avoir essayé, le Révérend Baker, a terminé dans l’estomac de ses disciples en 1857. Ces derniers avaient décrété que ses idées étaient trop en opposition avec les leurs. Cannibaliser l’ennemi représente la vengeance ultime pour une tribu et cette coutume s’est pratiquée il y a plus de 2 500 ans jusqu’au milieu du 19ème siècle. Ça fait un peu froid dans le dos… Malgré ça, les îles Fidji sont devenues « a british crown colony » en 1874, mais pas pour longtemps puisque Fidji a retrouvé son indépendance en 1970. Depuis 1987, il y a eu 3 coups d’Etats. L’instabilité politique réside dans la difficulté des Fidjiens (population indigène) et Indo-Fidjiens (descendants d’immigrés d’origine indienne ou chinoise) à s’entendre, notamment au niveau du partage (ou re-partage) des terres. L’économie des Fidji est liée essentiellement à l’export du sucre et au tourisme. Ah, le tourisme ! Forcément, les « Fidji » évoquent des plages idylliques avec sable blanc, cocotiers et eau translucide... Peut-être. Ça n’est pas les Fidji que nous avons vu !

Posté par sylvenvoyage2 à 07:17 - Hors Nouvelle Calédonie - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

10 décembre 2007

Suva

Suva : capitale des Fidji, ville perdue à l’est de Vitu Levu, à 250 bornes de l’aéroport principal (Nadi)… fiji J’évoquais l’importance du tourisme aux Fidji dans mon dernier message… il faut savoir que les touristes restent en général près de l’aéroport (à l’ouest de Viti Levu), afin d’aller sur les archipels de Mamanuca et de Yassawa. À Suva, nous étions donc relativement coupés du monde… touristique ! Il y a tout de même à Suva un Office de Tourisme. Lorsque nous y sommes allées, avec Sabine (avec qui j’ai passé toutes mes journées), nous avons été relativement déçue. Nous pensions pouvoir prendre un ferry de Suva afin de visiter les petites îles aux alentours et l’Agent d’accueil nous a expliqué qu’il n’était pas possible de faire l’aller/retour dans la journée. Ou si, sur Beqa, au sud de Pacific Harbour (à 45 min de Suva en voiture) mais à condition de demander l’autorisation avant. Nous n’avons jamais compris ni à qui ni comment demander cette autorisation…. Il faut préciser que 87% des terres aux Fidji sont privées… On a donc de fortes chances de se retrouver sur une propriété dès que l’on se trouve dans la cambrousse ! Et on a cru comprendre que les touristes n’étaient pas forcément les bienvenus… Aussi, nous pensions pouvoir nous balader dans le Parc de Colo-i-Suva (à seulement 11 km de Suva) mais encore une fois, l’agent d’accueil nous a calmé ! Elle nous a dit que l’on pouvait y aller, à condition d’être en groupe. On lui a expliqué que nous n’étions que deux, elle, de son côté a insisté pour nous dire d’y aller en groupe ! On lui a demandé pourquoi, elle nous a répondu que c’était trop dangereux, surtout pour deux femmes seules, étant donné le nombre d’agressions sexuelles commises dernièrement dans la région… Il nous restait sinon la possibilité (pas très rassurante non plus) de louer les services d’un guide, sans en connaître le prix. À Suva, on a donc surtout profité de l’hôtel et erré dans les rues du centre ville, néanmoins riche en magasins et centres commerciaux. Le coût de la vie aux Fidji est beaucoup moins élevé qu’en Nouvelle-Calédonie ou qu’en métropole. Pour 1 euro, on a deux dollars fidjiens. On a mangé pour environ 3,5 euros le midi et 10 à 15 euros le soir (selon le standing forcément). La nourriture est relativement variée, mais il vaut mieux aimer la nourriture indienne ! À propos des indiens, il y en a beaucoup aux Fidji. Pour chiffre, entre 1879 et 1916, plus de 60 000 indiens sont arrivés aux Fidji (population actuelle des Fidji : 854 000). À l’époque, les Fidji étaient définies comme une île juste derrière l’horizon de Calcutta. C’est surtout ce que l’on a dit aux pauvres pour qu’ils se décident à partir et ainsi fournir de la main d’œuvre. Bref, les Indiens sont nombreux et à Viti Levu, on a souvent l’impression d’être en Indes à constater le nombre de magasins de Saris, de Curry House et de vaches sacrées en liberté… P1010198Copier Pour reparler des magasins, je me suis attardé au début du séjour sur un objet en bois que je trouvais joli. Sabine m’a dit d’un ton tout naturel « Oui, c’est une fourchette cannibale, il y a les mêmes en Calédonie… » D’un coup, j’ai trouvé l’objet moins sympathique. Ces fourchettes, on les a retrouvées au Musée de Fidji. P1010823Copier Le Musée de Fidji à Suva fut une expérience intéressante. On a payé 7,5 dollars Fidjien (presque 4 euros), ça paraît peu, mais pour le coût de la vie aux Fidji c’est assez élevé ! En fait, un panneau à l’entrée explique que l’entrée paye : le salaire des employés, l’eau, l’électricité et l’entretien du musée… hum, tout quoi ! - La première salle (non climatisée) présente des objets que l’on pourrait qualifier de « pré-colonisation » : bateau de guerre, bateau de pêche, artisanat, objets liés à la religion ou au cannibalisme, bijoux en dents de baleine, etc. - la 2ème salle (passage obligé) : la boutique souvenir, pièce la MIEUX climatisée du musée (pour des objets ne nécessitant aucun soins particuliers…) !! - La 3ème salle trace l’arrivée des premiers colons avec l’histoire du navire Le Bounty, la christianisation du territoire et le début de la colonisation - La 4ème salle montre les résultats des fouilles archéologiques effectuées aux Fidji et présente la découverte de « Mana » (= la vérité en Salomonais), Mana est un squelette de 2800 ans qui prouve la théorie d’une descendance commune à toute l’Océanie au peuple des Lapitas. Cela signifie que les Aborigènes d’Australie, les indigènes fidjiens ou encore les Polynésiens ont les mêmes ancêtres - La 5ème et dernière salle évoque les Fidji du 20ème siècle à aujourd’hui avec l’immigration et l’influence des immigrés chinois et indiens que l’on appelle aujourd’hui Indo-Fidjiens. Ce musée montre un certain nombre de choses. Mais, on a surtout constaté que sans le Japon ou le Royaume Unis (principaux financiers), les Fidji n’auraient malheureusement pas grand chose à présenter… Voilà ce que j’avais à dire sur Suva, mais évidemment, avec 2 semaines passées sur place, il y aurait encore beaucoup à ajouter !

Posté par sylvenvoyage2 à 16:01 - Hors Nouvelle Calédonie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


12 décembre 2007

Le tour de Viti Levu

Le week-end, on en a profité pour quitter Suva ! Avec Raph, nous sommes partis le samedi pour revenir le dimanche. Au début, nous pensions, partir dès le vendredi après midi mais jeudi soir, on a appris qu’il y avait une alerte au cyclone… Finalement, rien de grave, il a beaucoup plu où nous étions mais le cyclone est passé beaucoup plus au nord sur Vanua Levu (2ème plus grosse île, au Nord de Viti Levu) et n’a pas fait trop de dégât (beaucoup de précipitation « seulement »).

Nous sommes partis de Suva par la Queens Road, à l’Ouest (chemin que nous avions fait venant de l’aéroport) pour nous arrêter le soir non loin de Lautoka. Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés à Nandi pour visiter le Temple Sri Siva Subramaniya Swami, relativement petit mais très sympa. On a surtout apprécié notre guide, spirituellement bien « perché » qui nous a parlé du 3ème œil (l’œil du bien qui tue le mal) et des 6 bébés (là, on a pas compris !) en nous montrant les fresques au plafond, dont les couleurs kitch très intrigantes, présentent les Dieux Indous.

P1010656Copier

L’hôtel où nous avons passé la nuit était magique (Anchorage Beach Resort), formidablement bien situé, nous procurant des vues à couper le souffle sur les montagnes et la baie de Nandi. On a forcément pris beaucoup de photos… Un verre de vin devant le coucher de soleil, après un coup de piscine, nous a permis de passer une très bonne soirée ;)

P1010706Copier

Le lendemain, on a poursuivi la route à l’Est, histoire de faire le tour complet de l’île. On s’est donc retrouvé sur la Kings Road. Comme le dit le Lonely Planet, le Nord est bien plus joli que le Sud parce que beaucoup moins peuplé. Nous n’avons vu aucun panneau publicitaire ni aucun autre blanc ! De Korovau à Dama, la route est « unsealed » (c’est-à-dire non bitumée) sur 56 km. Ça nous a changé ! Nous n’avions pas de 4x4 et celui-ci aurait été bien pratique ! Avec la pluie tombée les jours précédents, on a vu pas mal de bouillasse, mais on ne s’est pas embourbé. J’ai d’ailleurs appris qu’il ne faut surtout pas passer sur les « traces », moi j’aurais fait le contraire !!

P1010771Copier

Toutes les personnes que l’on a croisées nous ont fait signe gentiment, sauf une bande de sales gosses, qui après nous avoir fait signe, nous ont lancé des pierres…

Bref, on s’en ai mis plein les yeux et on a applaudi le retour au bitume ! Quel luxe…
On est revenu à Suva en fin de journée, contents du week-end et de la virée même si ce fut relativement bref !

Mon paysage préféré du we...
P1010765Copier


Posté par sylvenvoyage2 à 19:58 - Hors Nouvelle Calédonie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

13 décembre 2007

Escapade d’une journée…

Avec Sabine, on a craqué ! On a voulu s’échapper une journée lors de notre 2ème semaine à Suva. On a loué un véhicule et on est parti au Arts Village vers Pacific Harbour, à 45 min de Suva sur la Queens Road. C’est un haut lieu pour touristes où il y a surtout pas mal de shop souvenirs. L’endroit existe depuis plus de 40 ans, mais tout semble neuf. C’est un beau spot où l’on peut aussi admirer des champs de nénuphars, des mangroves et des « bures » les maisons indigènes.

P1010863Copier

Après cet univers quelque peu « Disneyland », on est reparti vers Suva pour aller au Parc de Colo-i-Suva… Avec les conseils de l’Office du Tourisme, on a bien compris qu’il ne fallait pas marcher dans la forêt. Le Lonely nous conseillant d’aller au Raintree Lodge pour boire un verre, c’est ce qu’on a voulu faire. La 1ère partie de la route, dans les hauteurs de Suva, nous a impressionné nous laissant voir la forêt épaisse et la baie de Suva. La 2ème partie de route nous a permis de comprendre les revendications de l’Office de tourisme. Nous sommes arrivées dans la zone des bidonvilles où un gars, sortant de nulle part, à failli passer sous nos roues. J’ai pourtant pillé dans les temps. L’homme en question nous a lancé un regard glacial, plein de haine. Ça nous a calmé. Plus loin, les gens étaient partout sur la route près de la forêt, à ramasser des trucs. Les arbres donnaient l’impression d’avoir été arrachés de manière très anarchique. Très très étonnant pour un Parc National…
Nous avons trouvé le spot que nous cherchions et en face, le poste de Police (comme par hasard). Nous sommes passés du tout au tout, du bidonville au paradis. Ça fait drôle…

P1010959CopierCopier

Nous sommes rentrées avant la nuit, expérience concluante, tant qu’on suit les conseils donnés.

Posté par sylvenvoyage2 à 20:01 - Hors Nouvelle Calédonie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

17 décembre 2007

Retour à Nouméa

Ces deux semaines aux Fidji se sont relevées concluantes, malgré la sédentarité du séjour ! Les Fidjiens sont plutôt sympas globalement, en tout cas en ville, puisque nous n’avons pas eu l’occasion de parler aux autres. On nous a servi du « Bula » en veux-tu en voilà !!
Aussi, ces 2 semaines en contact avec Sabine, qui habite depuis plus de 2 ans à Nouméa, me permettent de mieux appréhender la Nouvelle-Calédonie. Sabine m’a bien briffé sur l’histoire et la politique en Nouvelle-Calédonie, la culture Kanak, les lieux à visiter, la plongée, les maladies locales (Sabine est infirmière !) et tout un tas de choses encore.

Nous sommes rentrés le samedi 15 au soir à Nouméa. Et, nous avons eu la chance de nous faire interpeller par les douaniers… Ils nous ont cherché des noises parce qu’avec un ordi et un appareil photo chacun, on dépassait la valeur autorisée du « rien à déclarer ». Nous aurions du déclarer nos biens et montrer les preuves d’achat justifiant que nous avions bien tout acheté en France !! C’est pour éviter que les Calédoniens n’achètent leur matos hors du territoire pour payer bien moins cher. Le douanier nous a laissé partir, voyant aussi que l’on n’avait pas du matos tout neuf, en nous indiquant que le prochain coup que l’on quittait le territoire, il valait mieux emmené nos preuves d’achat (super pratique quand on a un ordinateur de société…)

Bref, nous avons retrouvé notre maison ainsi que nos 2 colocs (Yohan et Martin, collègues de Raph). Pour notre première nuit sur place, nous avons installé notre matelas pneumatique…
Le lendemain, après des courses effrénées à rafler tout ce que le Carrefour et Casto pouvaient proposer pour compléter notre installation (dont le lit en mousse ! – aucun logement n’est loué « meublé » ici), nous sommes allés nous baigner sur Kendu Beach.
Petite précision concernant les magasins ici, on a exactement tout ce qu’il y a en métropole (mêmes marques et mêmes enseignes) à la différence près que l’on paye ici en Franc Pacifique et qu’il fait plus frais dans le centre commercial que dehors…

P1020979Copier

Les prix sont aussi plus élevés. Le protectionnisme français fait que très peu de produits sont importés d’Australie ou d’Asie, on paye donc le voyage aux produits français. Il y a aussi les produits locaux, peu nombreux toutefois… Nous sommes sur une île, difficile de tout cultiver ou fabriquer ici !!

Pour le moment, de ce que j’ai vu de la NC, c’est plutôt positif. Vis-à-vis des Kanaks surtout. Je ne sais pas pourquoi, je m’attendais aux mêmes relations (ou presque) qu’ont les Australiens avec les Aborigènes. Le rapport entre les Calédoniens et les Kanaks est à des années lumières de ce qu’il se passe en Australie. Ici, l’expression « respect des cultures » a un sens. On voit des rastas parler à des vieux en bob et chaussette montante ! Les Kanaks sont incroyablement gentils et souriants. Après si l’on creuse, tout n’est pas rose évidemment.

Mais, je pense que je devrais me plaire ici…

Posté par sylvenvoyage2 à 20:05 - Nouméa - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

04 janvier 2008

Et bonne année bien sûr...

Ce fut un silence radio de quelques jours, du au manque de moyens pour se connecter sur Internet...
Le problème est résolu vu que nous avons une connexion à la maison, ça change la vie ;)

Quoi de neuf ici ? Les fêtes se sont bien passées de notre côté, gentiment. Le temps est redevenu chaud. Ce que j'ai appris sur Nouméa les jours de pluie, c'est qu'il n'y a pas grand chose à faire à part observer les escargots (géants d'ailleurs)... Mais heureusement, il ne pleut pas encore trop souvent !

Raph m'a montré quelques spots non loin de Nouméa, sur la côte Ouest : Bourail et la plage d'Ouano, sur la côté Est : Thio et Goro et dans les terres comme les Chutes de la Madeleine dans le Parc Provincial de la Rivière-Bleue.

Petit briefing sur la Nouvelle Calédonie : c'est un archipel qui comprend la Grande Terre (16 350 km2), l'île des Pins (152 km2) et les îles Loyauté (1980 km2) et les minuscules îles Beleb (4 km2).

carte_nouvelle_caledonie

La Grande Terre (où je me trouve) est en forme de cigare, long de 400 km pour 50 km de large, c'est la 3ème île du Pacifique Sud par la superficie après la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle Guinée.

Les deux côtes de la Grande Terre sont très contrastées : la côté Est est humide, luxuriante et montagneuse tandis que la côté Ouest, sous le vent, est plus sèche et pourvue de larges plaines verdoyantes où l'on trouve aussi des forêts de mangroves gavées de moustiques ! Il n'y a que 50 km qui séparent les 2 côtes mais on a l'impression de changer de pays tellement le contraste est flagrant.

Bourail (côté Ouest) :
P1020260Copier

Sur le chemin de Thio (entre la côte Ouest et Est), des chevaux sauvages...
P1020384Copier

Thio (côté Est) :
P1020408Copier

Dans le grand sud, la terre rouge rappelle fortement le centre de l'Australie. La région présente un caractère sauvage ou la végétation est rase. 75% des espèces végétales sont endémiques.
C'est dans cette région que se sont développées les premières activités minières, ce qui explique que certains espaces naturels ont été dévastés. Cependant, la région compte plusieurs réserves botaniques comme la réserve des Chutes de la Madeleine.

Chutes de la Madeleine
P1020531Copier

On est allé voir le célèbre site de Goro, dont l'activité est l'extraction de minerais et de production de nickel et de cobalt. La Nouvelle Calédonie détiendrait 30% des réserves mondiales de nickel.
Pour en savoir plus, RFO a fait un bon article sur le sujet ! http://nouvellecaledonie.rfo.fr/article12.html
Vous l'aurez compris, l'industrie minière est la principale économie de la Nouvelle Cal.

Posté par sylvenvoyage2 à 12:55 - NC en général - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Effet "Etoile Mystérieuse" !!

Beaucoup de choses sont géantes ici. Ca me fait penser à l'Etoile Mystérieuse de Hergé. A croire que le nickel aurait eu un effet étrange sur l'évolution des animaux de ce pays ?!! Voici quelques rencontres surprenantes...

Une araignée trouvée sur un spot de pic-nic vers Yaté (à l'Est)
P1020643Copier

Un escargot du jardin
P10304891

Et le plus surprenant... la sauterelle des cocotiers !
(ça n'est pas ma photo, je n'avais malheureusement pas mon appareil quand j'en ai vu une - dans un appart à Nouméa !)
412304772_38337cfe97

Bon et il y a des trucs plus sympas aussi tout de même, comme les geckos ou les papillons, partout autour de la maison :

P1020157Copier

P1020992Copier

P1020132Copier

Posté par sylvenvoyage2 à 14:49 - NC en général - Commentaires [0] - Rétroliens [0]